Samedi 28 mai 2016

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La confiance envers les médias traditionnels plus importante au Québec

Selon les données québécoises du Baromètre de confiance 2015 d’Edelman, le gouvernement est l’institution envers laquelle les Québécois ont le moins confiance

Montréal, le 25 mars 2015 – Les résultats québécois de la 15e édition du Baromètre de confiance d’Edelman, qui font partie du plus grand sondage annuel portant sur la confiance, nous permettent de constater que les Québécois ont une confiance plus grande envers les médias que partout au Canada (59 % au Québec contre 51 % ailleurs au pays). Les organisations non gouvernementales et le milieu académique (57 %) suivent de près, et sont suivies par les entreprises (53 %) en troisième position, ainsi que par le gouvernement (42 %) en quatrième et dernière position.

Alors que près des deux tiers des pays étudiés en 2014 ont indiqué ne pas éprouver de confiance envers les médias, les Québécois, quant à eux, leurs accordent le premier rang. Les médias traditionnels, plus particulièrement la télévision, sont encore les plus crédibles aux yeux du public comme source d’information générale. Il est par contre intéressant de constater que les contenus en ligne qui suscitent le plus de confiance sont ceux créés par les amis et la famille (61 %) ainsi que par les experts (57 %).

D’ailleurs, les experts académiques et les experts de l’industrie sont les porte-paroles les plus crédibles et arrivent en première place du palmarès (62 %). Les « personnes comme moi » arrivent en troisième place avec 53 % alors que les PDG obtiennent la faveur de 36 % des Québécois, soit sept points de plus qu’au Canada.

« Malgré une confiance plus élevée ici que dans le reste du Canada, les PDG arrivent seulement en 9e position dans le palmarès des porte-paroles de confiance pour les Québécois, remarque Ève Laurier, directrice générale du bureau d’Edelman Montréal. Nous croyons qu’il s’agit là d’une occasion pour ces dirigeants de bâtir la confiance à travers une communication plus transparente et engageante, en démontrant une connaissance accrue, non seulement de leur industrie, mais également de son impact dans la collectivité. En effet, ces caractéristiques sont les plus souvent associées aux porte-paroles les plus crédibles, soit les experts et les « personnes comme moi », mais également aux dirigeants d’entreprises familiales ou de PME, qui eux aussi inspirent la confiance des Québécois. »

En ce qui a trait au gouvernement, il s’agit non seulement de l’institution la moins digne de confiance selon les Québécois (42 %), mais plus de 4 répondants sur 10 ont répondu lui faire moins confiance que l’an dernier, accusant ainsi une baisse notable. À titre de comparaison, il s’agit du même résultat que celui accordé au gouvernement de Hong Kong par ses citoyens, nombreux à avoir exigé une réforme électorale l’automne dernier. Cela s’explique entre autres par le fait que le gouvernement est perçu comme étant incapable de satisfaire les critères clés de la confiance, notamment : faire ce qui est approprié lors d’une situation de crise avoir des pratiques transparentes et ouvertes et offrir des services de qualité.

Finalement, le Baromètre de confiance dénote que les Québécois semblent moins enclins à traduire leur confiance en comportement. Devant une entreprise suscitant la confiance, seulement 45 % des répondants québécois ont affirmé vouloir recommander l’entreprise à des amis ou collègues, alors que 58 % des répondants canadiens se disent enclins à le faire. Devant une entreprise qui suscite la méfiance, seulement 50 % des répondants québécois ont affirmé transposer cette méfiance en action, par exemple en refusant d’acheter les produits, comparativement à 57 % dans le reste du Canada.

Voici d’autres conclusions pertinentes provenant des données québécoises du Baromètre de confiance 2015 d’Edelman :

  • La raison principale de la baisse de confiance envers le gouvernement est le manque de croissance économique (40 %).
  • La raison principale de la baisse de confiance des Québécois envers les entreprises (16 % ont dit leur faire moins confiance que l’an dernier) est le manque de contribution au bien commun (46 %).
  • Les Québécois font confiance aux entreprises ayant un siège social au Canada (75 %), en Suède (63 %) et aux États-Unis (63 %), et font moins confiance aux entreprises situées dans les pays émergents tels que le Brésil (32 %), la Chine (30 %) et le Mexique (26 %).
  • Au Québec, les entreprises familiales (70 %) ainsi que les PME (65 %) sont les entreprises qui génèrent le plus de confiance, et se trouvent significativement au-devant des entreprises d’État (42 %).
  • En général, les industries en lien avec la technologie (73 %) et le secteur de la consommation (divertissement, électronique, alimentation, etc.) sont celles qui génèrent le plus de confiance. Malgré le taux de confiance relativement élevé envers le domaine de la technologie, seulement 34 % des Québécois se fient aux développements entourant l’infonuagique (ou « cloud computing »).
  • Du côté de l’innovation, le niveau de confiance le plus élevé est envers les développements dans le domaine des paiements électroniques et mobiles (60 %). À l’inverse, la fracturation hydraulique (26 %) et les aliments génétiquement modifiés (22 %) sont perçus avec beaucoup plus de méfiance.
  • Pour améliorer la confiance envers les innovations, les entreprises pourraient rendre disponibles à la consultation les résultats aux tests (63 %), s’associer avec des tiers crédibles, notamment des institutions universitaires (60 %), ou encore réaliser des essais cliniques (50 %).

À PROPOS DU BAROMÈTRE DE CONFIANCE D’EDELMAN

Le Baromètre de confiance Edelman 2015 est le 15e sondage annuel de l’entreprise portant sur la confiance et la crédibilité. Il a été réalisé par la firme de recherche Edelman Berland et comprenait des entrevues en ligne d’une vingtaine de minutes tenues du 13 octobre au 24 novembre 2014. Le Baromètre de confiance 2015 d’Edelman a échantillonné 27 000 répondants de la population générale, avec un suréchantillon de 6 000 citoyens bien informés âgés de 25 à 64 ans à travers 27 marchés, dont 500 au Québec. Tous les citoyens bien informés satisfaisaient aux critères suivants : ont fait des études supérieures; le revenu de leur ménage est dans le premier quartile pour leur âge dans leur pays; lisent ou regardent les nouvelles plusieurs fois par semaine et suivent les discussions sur les politiques publiques dans les nouvelles plusieurs fois par semaine. Pour plus d’information, visitez le www.edelman.com/trust2015.

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